Pour une exception agricole et écologique

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Séminaire Penser l’alimentation de demain

Débat autour du Manifeste Pour une exception agricole et écologique – Vendredi 24 février à 17h à l’ISCC (20 rue Berbier-du-Mets, Paris

Il est admis à juste titre que certains biens culturels, qui ne sauraient être ravalés au rang de simples marchandises, se laissent légitimement soustraire au jeu du marché libéral. A travers ce geste visant à préserver l’histoire et la vitalité de toutes cultures se joue la sauvegarde de notre humanité. Ne doit-il pas en être de même pour les biens et services qui visent à assurer les besoins alimentaires des personnes ?

Parce que manger est un acte vital, fondateur, social et l’affirmation d’une forme proprement humaine d’existence, il relève par là de ce qu’il y a d’essentiel pour la vie de l’esprit. Où que l’on soit, que l’on vive, que l’on cultive, où que l’on se nourrisse, on songe à raison à la réponse que fit le penseur Héraclite à ce visiteur étonné de le trouver, lui le philosophe, devant un banal four à pain : « Ici aussi, les dieux sont présents ».

Or, l’ancêtre de l’OMC, le GATT au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors en prélude à une mondialisation du commerce fondée sur le libre-échange, admettait un régime juridique d’exception pour certains produits culturels – en particulier pour les films et pour les trésors nationaux. Un autre régime d’exception, à l’origine, devait concerner les ressources naturelles et notamment les produits de l’agriculture, de la forêt et de la pêche. Pourtant, la Charte de la Havane de 1948 dont ce régime était issu n’ayant jamais été ratifiée ni mise en œuvre. Il en est résulté la reconnaissance d’une « exception culturelle » et pas celle d’une « exception agricole ».

Lire l’intégralité du Manifeste Pour une exception agricole et écologique

Débat avec les membres du Food 2.0 LAB : Olivier Assouly et Gilles Fumey, co-rédacteurs du Manifeste Pour une exception agricole et écologique.

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