Fidel Castro obsédé par le lait

Cuban president Fidel Castro eats an ice cream cone as he rides in the Bronx Zoo train, New York City, April 2. 1959. (Photo by Meyer Liebowitz/Getty Images)

Fidel Castro mangeant une glace, New York, 1959

A l’occasion de la visite d’Obama à Cuba, première visite d’un président américain depuis 1928, un petit clin d’oeil sur les comportements alimentaires du leader maximo. Belle histoire… «Un dimanche, se laissant aller, Castro termina un repas conséquent par dix-huit boules de glace», écrivait Gabriel Garcia Márquez, romancier acclamé, dans son essai Gabo y Fidel: el paisaje de una amistad (Un portrait personnel de Fidel). L’auteur était un ami et partisan de longue date du dictateur. Il se rappelait de temps à autre cette anecdote lors d’interviews. Parfois, Castro mangeait vingt-six boules de glace, et d’autres fois vingt-huit. Cela pourrait paraître ridicule, s’il n’y avait tant d’autres histoires étranges concernant l’amour que Castro portait à cette friandise crémeuse.

Les biographies de Castro sont remplies d’anecdotes curieuses, de confrontations diplomatiques gênantes et de programmes impliquant des vaches, du lait et de nombreux autres produits laitiers. La passion du dictateur pour les produits laitiers l’a conduit à se disputer avec un ambassadeur français à propos de fromage, à élever une race de «supervaches» qui, à au moins une occasion, l’a presque mené à sa perte. Quand Castro vivait à l’hôtel Habana Libre au début des années 1960, il dégustait régulièrement un milk-shake au chocolat au comptoir du bar de l’hôtel. Mais en 1961, la CIA engagea des assassins de la Mafia pour empoisonner le repas lacté du dictateur.

imageRichard Bissell, alors directeur adjoint de la CIA et responsable de la planification, se chargea d’offrir à Sam Giancana et à Santo Trafficante Jr, chefs des familles mafieuses de Chicago et Tampa, 150’000 dollars pour leur aide dans l’assassinat de Castro au moyen d’une pilule empoisonnée. Trafficante et Giancana en avaient après le dictateur. Castro avait fermé les casinos de La Havane, qui étaient pour eux une affaire lucrative avant qu’il n’expulse en 1959 Fulgencio Batista, le dictateur soutenu par les Etats-Unis.

Un serveur de l’hôtel devait glisser l’une des pilules…(Suite pour les abonnés de Books)

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Et si vous ne pouvez pas aller à Cuba, mais voulez une idée de ce qu’est cette île, voici un petit tour.
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