Le foie gras humain, ça ne se mange pas mais ça fait mal

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La Nash est une pathologie du foie gras chez l’homme. De trois à six millions de Français en sont atteints, dont 0,5 à 1 million à un stade avancé. A cause de leur hygiène de vie. Pas de symptômes, ce qui déroute les médecins. Mais les hépatologues de la Pitié-Salpêtrière  (APHP) à Paris tirent la sonnette : jusqu’à 30% des Français pourraient être concernés, selon Raluca Païs, hépatologue.

La maladie du soda

soda-has-fructoseLa Nash est un acronyme anglais de la stéatose hépatique non alcoolique. Le foie s’enflamme, les lésions apparaissent. Sans biopsie, pas de diagnostic possible. En 2020, la Nash pourrait devenir la première cause de transplantation hépatique en France. Le problème est que cette maladie est multifactorielle. Conséquence de l’obésité et du surpoids (un Français sur deux, une femme sur trois). Trop de graisses, de sucres et… de boissons gazeuses. D’où le nom de la Nash : la maladie du soda, pour Lawrence Serfaty (hôpital Saint-Antoine, Paris) et Patrick Marcellin (hôpital Beaujon à Clichy). « Une maladie qui peut rester bénigne mais qui, chez 10 à 20% de patients, évolue vers une inflammation, et dans 10 autres pour cent évolue vers une cirrhose ou un cancer.

Des sociétés de biotech comme Genfit engagent la course contre la montre face à ce cocktail explosif  : « On n’a pas le choix. Cette épidémie déjà en hausse risque d’exploser dans quinze à vingt ans » (Bertrand Cariou, diabétologue).

 

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