Mac Do, le fast food et la morale

Nos nourritures sont morales, pense-t-on dans les pays latins. Pourtant, nous vérifions sans cesse l’inverse…

Prenons la firme Mc Donald’s, sous le coup d’une enquête européenne depuis décembre 2015 qui vérifie le traitement fiscal avantageux par la firme depuis le Luxembourg. Bruxelles l’accuse d’avoir échappé « virtuellement » à l’impôt sur les sociétés au Luxembourg et aux Etats-Unis. Le mc-do-impotsdéménagement ne change rien, mais à l’avenir, la firme est hors de portée de l’Union européenne.

Nous y voilà. Le Brexit  dont le coût a été estimé comme « exorbitant » va permettre au Royaume-Uni de bâtir un paradis fiscal aux portes de l’Europe. Alors que la Commission tente de mettre en place un système pour taxer les multinationales dans les pays où elles réalisent des bénéfices.

L’impôt sur les sociétés était de 28% en 2010 à Londres, il ne sera que de 17% en 2020, « le plus faible du G20 » précisent les Anglais (en France, 33%, en Allemagne 30%). Singapour-sur-Tamise, entend-on ici ou là, voici que ce sera Londres dans quelques années. Le Luxembourg comme place fiscale va décliner.

Revenons à la morale de l’histoire. Manger moral, c’est possible. Mais de moins en moins dans les fast food.

 

 

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