Food 2.0 LAB – Projet de Recherche
Quelles logiques se cachent derrière ce qu’on appelle déjà la révolution « Food 2.0 » en Californie ?
Entrepreneurs et fonds d’investissements de la Silicon Valley considèrent désormais l’alimentation comme un enjeu majeur : « The big investment frontier is now food, and what’s going on out there is revolutionizing what we eat, how we eat and how it gets to us » (Andrew Zimmern). Les logiques à l’oeuvre sont liées à l’environnement et sa préservation et la santé dont il faut améliorer la connaissance sur les maladies liées à l’abondance alimentaire.
Comment nos modes de consommation sont-ils transformés par les « Millenials », les réseaux sociaux, les Blogs, les Apps, le « quantified self » et les objets connectés ?
Aujourd’hui aux Etats-Unis, parmi les 80 millions de « millenials » la moitié se disent des « foodies ». Les foodies veulent manger autrement. Ils recherchent l’adhésion entre leurs actes de consommation et leurs valeurs personnelles. D’où l’essor des questions d’éthique, d’environnement et de santé dans les pratiques alimentaires. La Californie est à l’avant-garde de ces transformations qui ne feront que croître dans nos sociétés hyperconnectées (Apps, Blogs, Quantified self) qui valorisent le « sentiment de soi » et la place du corps.
Quels sont les impacts de la transformation de l’idée de santé et de « mieux-être » sur nos comportements alimentaires ?
L’essor récent de la génomique, de l’épigénétique et des recherches sur le microbiote (photo) bouleverse nos représentations de l’idée de santé. La conception des nouveaux produits et services alimentaires en est transformée. A la vision énergétique de la nutrition (« food is fuel ») se substitue insensiblement une conception informationnelle de l’acte de manger (« food is information »).
