Nourritures de migrants à Izmir

4772225_6_d526_le-restaurant-syrien-tenu-par-amar-venu_ee3eacd063335cb637c671a3632ddf56Comment les phénomènes migratoires, qu’ils soient permanents ou temporaires, influencent nos pratiques alimentaires ? Dans un contexte de mobilité généralisée, comment se reconfigurent les systèmes culinaires dont les territoires historiques d’expression ne cessent de voir leurs frontières se brouiller ? Les termes consacrés de cuisines nationales, régionales, voire locales, sont-ils encore pertinents pour étudier la dimension spatiale des pratiques alimentaires ? A Izmir, ville turque au profil démographique historiquement marqué par les flux migratoires, ces questions trouvent un terrain d’étude particulièrement riche : aux cultures migrantes albanaises, grecques, juives, turques « traditionnelles » s’associent aujourd’hui des migrations d’origine et de nature différentes (réfugiés africains et moyen-orientaux, touristes turcs ou étrangers, retraités européens, etc.) qui redéfinissent, chacune à leur manière mais en interaction permanente, le paysage alimentaire de la ville et de sa région.

Avec Pierre Raffard, géographe à l’université économique d’Izmir, chercheur affilié à l’ISCC et au Food 2.0 LAB.

Bookmarquez le permalien.

FOOD 2.0 LAB : Articles récents

Les commentaires sont clos.

Végétarisme : entre bonheur et « dissonance cognitive »

La France, ça se mange !

Cuisine de l’été – Troubles dans les tomates-mozzarella

L’envers du foie gras, l’enfer des canards

Nomad’Yo, un yaourt végétal français

Scandaleux bacon : cachez ce sein que je ne saurais voir !

Le réchauffement des océans… dans un verre d’eau !

Quand la Californie veut inventer la Food 2.0

Les gens de Dublin: la discrétion d’un repas testament…

Le Chef : paradoxal héros des écrans ?